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Du dessin des personnages à la confection des marionnettes,
de la conception de la décoration à l’écriture des histoires
racontées, mes personnages m’ont suivi du Chili au Québec où,
fidèle à ma passion, j’ai poursuivi ma formation et fondé
ma compagnie de théâtre de marionnettes.
Un rêve devient magique lorsqu’on a le bonheur de le réaliser, et surtout de le partager. |
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Un Curriculum Vitæ est un Curriculum Vitæ. Il permet à
la personne qui le lit de tout savoir sur celle qui l’a écrit. Il constitue
une radiographie du cheminement soi-disant professionnel et des événements
soi-disant importants de la vie d’une personne, et il sert à mesurer le
succès de cette dernière. Dans ce genre de document, on ne parle pas de
sujets anodins comme notre couleur préférée, notre film favori ou
celui qui nous a fait rire le plus, la bande dessinée que nous aimons le plus,
notre animal de prédilection, le plus beau moment de notre vie, nos rêves,
ou encore la façon dont nous nous sentons quand tout ne va pas comme on le voudrait.
Pourtant, si un éventuel patron lisait les réponses à de telles questions, il obtiendrait un portrait clair de la personne et pourrait ainsi déterminer s’il souhaite ou non l’embaucher. Enfin, je ne tiens pas à entamer une discussion là-dessus. Conformément au modèle imposé par la société, je vais donc vous exposer mon Curriculum Vitæ, à ma façon, bien sûr. Après tout, qui m’en empêchera ? Je suis né un 16 juillet, à Santiago de Chile, et j’ai passé les quatorze premières années de ma vie dans un petit village appelé Lo Barnechea, situé à environ une heure de la capitale. Cette distance, qui me paraissait énorme pendant mon enfance, m’a maintenu en marge de la vie tumultueuse de la grande capitale. Mes jeux se déroulaient à la limite de la campagne et de la ville : je voyais souvent des animaux domestiques, à savoir les vaches, les chevaux, les ânes, les poules, les coqs et les chiens. Surtout les chiens, en fait. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours possédé un petit chien gâté. Dans ce petit village se trouvaient deux écoles, dont celle que j’ai fréquenté, l’école Santa Rosa de Lima (une institution religieuse, évidemment). Les sœurs qui y enseignaient étaient, je le constate aujourd’hui, très avant-gardistes. Grâce à elles, ma personnalité s’est considérablement transformée dès que je suis arrivé à saisir le message qu’elles voulaient nous transmettre. À l’école, l’une des activités que je préférais était la venue d’une petite compagnie de marionnettes qui me captivait à tout coup par ses histoires et ses anecdotes. Les contes comme Hansel et Grethel, El Zapatero Remendón, Rapunzel, Le petit chaperon rouge, présentés par ces petits personnages me paraissaient (et me paraissent toujours) magiques. En fait, à la maternelle, debout sur un petit banc, je présentais déjà mes premiers spectacles de marionnettes (que j’avais reçues en cadeau de la part de mes parents) pour mes petits copains. C’est ainsi que je suis devenu le marionnettiste attitré de l’école, puis du village. Je donnais des spectacles de marionnettes à chacune des fêtes de l’école, ou dès que j’en avais l’occasion. Tout cela s’est passé pendant que j’étais à l’école élémentaire, soit de 1968 à 1975. |
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En 1976, ma famille et moi sommes déménagés
à Viña del Mar. Là-bas, de 1976 à 1979, j’ai
étudié au Liceo Industrial de Valparaíso, où
j’ai obtenu mon diplôme d’études secondaires. Totalement
convaincu que le choix d’avoir étudié dans un domaine industriel
était une erreur, je suis retourné à Santiago dès la
fin de mes études, et j’ai suivi une formation en tourisme à
l’EDECTI (Escuela de Ciencias Turísticas e Idiomas), institut
de tourisme et de langues, de 1981 à 1983. J’ai alors mis de côté,
ou devrais-je dire oublié, la possibilité de continuer à faire du
théâtre de marionnettes, étant donné que ce n’était
pas, à l’époque, un choix de carrière à envisager.
J’ai commencé à travailler, et au bout de quelques années
pendant lesquelles j’ai pu atteindre une certaine indépendance personnelle
et financière, j’ai réalisé des études de
théâtre, de 1992 à 1994, dans les ateliers de Juan Edmundo
González (récipiendaire du Prix national de théâtre
du Chili). Par la suite, de 1995 à 1996, j’ai fait partie de la troupe
Subterráneo, mise sur pied à partir des ateliers de Juan Edmundo.
J’ai eu la chance de prendre part à différentes pièces de
théâtre, dont La última conversación. Cette pièce,
montée par la troupe Subterráneo, a été
présentée au Festival de Théâtre Chilien.
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En 1996, j’ai décidé d’émigrer à
Montréal, au Québec. J’y ai étudié le français
dans différentes institutions tout en occupant divers emplois, de façon
à affronter ma nouvelle vie dans cette ville extraordinaire qu’est
Montréal. C’est vers 1997 que l’idée des marionnettes
m’est revenue avec force; je me suis alors mis à songer
sérieusement à suivre cette vocation. C’est ainsi que le 15
décembre 2001, j’ai présenté mon premier spectacle de
marionnettes et qu’en 2002, j’ai fondé
Le Paravent.Marionnettes. À partir de ce moment, j’ai
consacré toute mon énergie à ce projet, ce qui m’a mené
à obtenir une subvention octroyée par Emploi Québec dans le cadre
du programme Soutien Travail Autonome (STA), implanté par le SAJE Montréal
Métro. Cette subvention m’a permis de travailler pendant une année
complète afin de mettre sur pied la base de ce qui deviendrait ensuite
Le Paravent.Marionnettes.
En avril 2001 et en février 2002, j’ai participé en tant que mime aux projets communautaires Leitmotiv et L’Histoire de l’oie, pour la troupe de théâtre Les Deux Mondes. Cette expérience a été pour moi extraordinaire et m’a comblé de joie. |
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En 2002, j’ai suivi le cours Initiation à la
marionnette, donné par le professeur Michel Fréchette, à
l’Université du Québec à Montréal.
En 2003, j’ai participé à l’atelier de formation Du concept à la réalité, organisé par l’Association québécoise des marionnettistes (AQM). L’atelier a été donné par Patrick Martel et subventionné par Emploi Québec. En 2004, j’ai participé à l’atelier L'objet-marionnette au service d'une expression primitive, organisé par l’AQM . L’atelier a été donné par François Lazaro (Metteur en scène, interprète, auteur français et directeur artistique du Clastic Théâtre et du Laboratoire Clastic de Clichy, France) et subventionné par Emploi Québec. En 2004, j’ai participé à l’atelier La marionnette á gaine italienne traditionnelle, organisé par l’AQM. L’atelier a été donné par Antonio Murru et Donatella Pau de la compagnie Is Mascareddas, Sardaigne, Italie, et subventionné par Emploi Québec. |
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En 2005, j’ai participé à l’atelier Le Corps multiple, organisé par l’AQM. L’atelier a été donné par Javier Swedzky, Buenos Aires, Argentine et subventionné par Emploi Québec. En 2005, j'ai participé à l'atelier de formation Mécanismes, organisé par l'AQM. L'atelier a été donné par Marc-André Coulombe et subventionné par Emploi Québec. En 2005, j'ai participé à l'atelier Títeres de varillas, donné par Rafael Brozzi de la compagnie Marionautas, Valparaíso, Chili. En 2006, j'ai participé à l'atelier de formation en dramaturgie, organisé par l'AQM. L'atelier a été donné par Massimo Schuster, Président de l'UNIMA et subventionné par Emploi Québec. Tomás Villavicencio Robles |
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